FGO 1

Mercredi et jeudi 20 & 21 Mai, c’était enfin la tant attendue soirée Grand Zebrock au FGO Barbara. Les 6 candidats s’affrontaient face au public, 3 groupes chaque soir, devant un jury de 7 personnes, pro et amateurs confondus. Chaaabert est présent le jeudi : ses poulains d’Einleit montaient sur scène pour envoûter une ambiance acquise à leur cause. Mais reprenons depuis le début.

19h30 : arrivée à Barbès, t’as vu.

Rien de mieux qu’une journée de taffe pour enchaîner sur une suite d’adorables concerts. Une clope et un caméraman plus tard, on rejoint la bonne Louise, vedette incontournable de l’association, star incontestée de l’organisation qui nous accueille pour l’occaz’. Louise, c’est celle qu’on avait rencontrée à la release des Tigers Can Swim et qui est à l’origine de notre partenariat. Bref, elle nous munit rapidement de bracelets « loges zébrées » entre sandwichs et artistes et nous présente les membres des autres groupes qui avalent 2 bières et 4 chips max entre 8 blagues. Ambiance détente, les teams ne se prennent pas la tête et nous accueillent gentiment en se demandant parfois encore qui nous sommes. Et ouais, même les stars internationales sont inconnues au fond de Barbès !

Impression

20h30 : La Louise, entre pinte géante et peur sur l’épaule

100 à 150 personnes envahissent lentement la petite salle du FGO et regardent La Louise, charmante gratteuse à la voix suave et aux blagues pertinentes, faire son show solo sur une scène qui paraît maintenant trop grande. L’ambiance cabaret transpire et les textes voltigent au-dessus des hochements de tête. 2-3 blagues foireuses d’un aficionado plus tard, elle chante l’amour, la détresse, la peur et la déraison. Elle chante avec son cœur, bat le rythme sur les cordes, ironise sur la vie et ses déboires. Oui, c’est une fille qui fume. Elle disparaît dans un sourire et, malgré ses promesses de pinte géante, nous ne la reverrons pas de la soirée. Caméra au poing notre jeune stagiaire expérimente encore un peu tendrement les différents plans scéniques et se promène au point rouge entre les corps de la foule. 45 minutes enivrantes.

 FGO 2

21h : Shoefiti en converses

La prog’ est bien galbée : après la ribambelle de mots doux, le rock s’invite à la soirée en la personne de Shoefiti, petit quartet métallique aux accords énervés. Lumières rouges, bleues, vertes voire un peu jaunes, ils engagent un set agacé où l’influence « garage » rejoint les références indie. Le ton monte et l’ambiance s’en ressent. Les visages trépignent et les accords fusent. Henri, chanteur-leader, nous avait promis, en loge, une petite surprise vers la fin du concert ; et évidemment orgasmique scénique qu’il est, sans doute passionné par les cours de jouage et de mise en scène, il déambule bien vite au milieu du public, lâche son micro dans les doigts d’une Louise intimidée puis, un peu plus tard, sa gratte à un grand mec qui traîne par là. Une fois remonté sur scène, il enlève ses converses et tente avec délectation un petit shoefiti avec le fil de sa gratte tendu dans le public. Ouais, c’est un peu compliqué à expliquer. L’Urban Dictionary t’explique : « The artistic expression of slinging shoes tied together by their laces over power lines. Generally photographs are taken of the shoefito for distribution among fellow « artists » as well as the general public. ». Ouais, le mec aime faire n’imp’ !

 

22h & Einleit : en pleine trans’ et à 2 doigts de la galette

1h plus tôt, c’était panique en backstage : Jun, le chanteur du groupe, paye sa grippe et un décalage horaire bien crade de retour du Japon. Alors que La Louise entre sur scène, il pionce encore tranquillement, sans doute bien installé sur la cuvette de ses chiottes. Qu’importe, le groupe lui fait confiance et il débarque sur scène en temps et en heure ce qui ravit les demoiselles déjà conquises par sa voix tantôt suave, tantôt aigue et son air de chéper. Un type s’interroge d’ailleurs derrière moi dès les premiers accords électroniques : « il est complètement drogué le chanteur, non ? ». Putain de génération soixante huitarde, ils voient le monde sous buvard LSD ! Quoi qu’il en soit, le public leur est déjà acquis et malgré un look typique « dimanche soir au chaud chez soi », la présence scénique est plutôt bonne et les instru’ soignées. Les compos sont équilibrées, les variations instrumentales intéressantes et le tout balance une pop noire à mi-chemin entre M83 et Muse.

Du rock électronique soutenu par une batterie, une basse, un synthé, une gratte, deux voix et quelques « taptap » bouclés… Direction la lune au plus près des étoiles. Au milieu, un type à sac à dos remonté et chemise oiseau se dandine comme un hareng bientôt saur. Putain de hipster… Enfin, le concert se termine gentiment sous les « olé-bravo-dl’aballe-encore-une-autre » et on rejoint les artys en backstage. Jun est à deux doigts de se vomir dessus et les trois ne sont pas très contents de leur perf’. Qu’importe, ZAF vient les féliciter sur leur prestation et les cris hystériques du public sont rassurants. Ils ne peuvent clairement pas arrêter l’aventure en si bon chemin !

 FGO 3

Résultat des courses

Les votes auront lieu plus tard dans la soirée par le Conseil des 7. Malgré leur mécontentement, Einleit sont sélectionnés pour la suite de l’aventure. Avec 2 autres groupes : Johnny Montreuil et Clarys. Il ne nous reste plus qu’à remballer la cam’ après un dernier mot d’un Jun emmitouflé dans une couverture de survie et saluer Louise « en vous r’merciant ». La prochaine et dernière étape se jouera le 12 à la Maroquinerie (finale). Et puis, après les étoiles, encore, la célébrité et, optionnellement, une nuit un peu plus agitée avec la fête de l’Huma pour les vainqueurs. Pour l’heure, on rejoint un appartement avec une teille de Jack et un doigt de coca. Un jeudi soir, c’est sacré et pour nous, c’est l’heure de se la coller !

Le Martien

PS: l’event de la finale à la Maroq’: https://www.facebook.com/events/647022048732100/

PS2: Cimer à tous les artistes et à Louise pour sa gentillesse

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